Communiqué de presse de France Jamet

Présidente du groupe des élus FN RBM au Conseil Régional d’Occitanie

 

La conférence des territoires a donné lieu à un numéro de bonimenteur dans lequel excelle Emmanuel Macron : les collectivités devront économiser 13 milliards et bénéficieront en contrepartie d’un « droit d’expérimentation » en matière de délégation de compétences, de fusions, pour s’adapter aux réalités du territoire. Ou comment agiter la carotte pour mieux tendre le bâton de la rigueur.

 

En imposant cette austérité, le gouvernement attente au principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales. En effet, la suppression de la taxe d’habitation prive les communes de leur autonomie fiscale pour mieux les rendre dépendantes des orientations de l’Etat tandis que le « droit à l’expérimentation » relève d’une manœuvre servant à amorcer la disparition des communes et des départements au profit des intercommunalités et des métropoles. Le projet de Bruxelles est en marche.

 

Après avoir réalisé 97% de leurs objectifs d’économies pendant que l’Etat en effectuait à peine la moitié de ce qu’il s’était fixé, les collectivités n’ont plus les marges de manœuvres suffisantes pour entretenir les routes, payer les crèches, maintenir les services publics. Toute baisse des dépenses publiques entrainant une aggravation des inégalités territoriales, de nombreux départements ruraux d’Occitanie, comptant parmi les plus pauvres de France, vont subir de plein fouet cette diète budgétaire. Nous tenons à apporter notre soutien aux élus locaux, pour la plupart bénévoles, qui doivent faire toujours plus avec toujours moins de moyens.

 

Le gouvernement, soumis au diktat européen et à la pensée unique, fait peser sur nos territoires ruraux et sur les classes moyennes silencieuses tout le poids de sa politique d’austérité et de matraquage fiscal pendant que la politique de la Ville et l’assistanat concentrent des milliards d’euros. Seul le Front National préconise des économies de bon sens passant notamment par la suppression de l’AME, la restriction du droit d’asile, la chasse à la fraude sociale et fiscale, la suppression d’exonérations sur les actions et la spéculation boursière qui avantagent les plus riches dans le cadre de l’ISF.