Communiqué de presse de Julien Sanchez,

Président du groupe des élus FN RBM au Conseil Régional d’Occitanie

 

 

Le rapport du Président du Conseil d’Orientation des Infrastructures, remis aujourd’hui au ministre des Transports, prévoit de repousser la LGV Bordeaux-Toulouse aux calendes grecques (au moins jusqu’en 2030) et d’enterrer la LGV Montpellier-Perpignan (qualifiée de « non prioritaire »).

 

Alors que la mobilité est un enjeu primordial pour le dynamisme et le développement de notre région, ce rapport nous condamne à continuer à souffrir d’un déficit d’infrastructures qui nous éloigne de Paris, de Barcelone et de l’ensemble des pôles de croissance.  Ainsi, si l’Etat suit les recommandations de ce rapport, il risque d’aggraver la situation économique déjà peu reluisante de notre Région (2ème région de France la plus touchée par le chômage et 4ème région la plus pauvre de France). Ce rapport témoigne en fait du mépris de la technocratie parisienne qui, après la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires, semble vouloir cantonner les ruraux au vélo et le Sud-Ouest au TER.

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que Mme Delga a complètement échoué sur ces dossiers en restant inerte à l’époque en tant que membre du gouvernement et en n’obtenant aujourd’hui aucun résultat en tant que Présidente de Région.  Elle a pourtant dépensé beaucoup d’argent public pour organiser une campagne de communication superflue ainsi que de fastueuses réceptions infructueuses autour des deux projets LGV d’Occitanie.

 

La Présidente de Région a donc échoué. Elle n’a même pas la décence de le reconnaître puisqu’elle estime aujourd’hui que sa mobilisation « a porté ses premiers fruits » et que les projets de LGV « ne sont pas rayés d’un trait de plume ». Ils ne sont pas rayés, mais ils sont sur le point d’être saucissonnés, reportés et, en fait, mis de côté.

 

Les élus du groupe FN-RBM au Conseil régional refusent le report du projet LGV Bordeaux-Toulouse, tout comme l’abandon du projet LGV Montpellier-Perpignan, tronçon de seulement 150 kilomètres indispensable pour finaliser l’axe d’intérêt européen entre l’Europe du Nord et la péninsule ibérique. Il est inadmissible que notre Région reste le trou noir du trafic ferroviaire à grande vitesse européen !